Hunger Games, tome 3 : La Révolte, 5 mai 2011, broché Vous devez parler de la façon dont on entre dans un vagin, ma dit un jour une des femmes que jai interviewées. Et jai répondu : Allons-y, entrons.
la tribut du District 4 par la piqûre de guêpes tueuses dans le film, elle meurt lors du bain de sang autour de la Corne dabondance; Glimmer tribut féminine du District 1 qui meurt peu après également des piqûres des guêpes tueuses ; Marvel tribut masculin du District 1 qui meurt dune flèche dans le cou ; Cato tribut masculin du District 2 sauvagement mutilé par les animaux issus de mutations génétiques et achevé dune flèche par Katniss.
On peut très vite imaginer les remous, la souffrance, les interrogations intérieures de la jeune femme, qui confinent au pire des dilemmes : sauver son père-et, incidemment, sa famille-de la faillite et de la honte publique ou porter le déshonneur dans sa chair mais sans que nul autre que les deux protagonistes directs de laffaire-elle, le vieux bougre, moins satyre quil y paraît de prime abord mais qui ne se rend pas compte de la portée apocalyptique de sa prétention-en sache rien de concret. En un mot comme en cent, se prostituer pour la survie du clan.. Dailleurs, cest presque en ces termes quelle se pose à elle-même ce quon lui demande daccomplir : Je ne me vends pas ; non, jamais je ne me vendrai. Je me donnerai. À lhomme de mon choix je me donnerai. Me vendre, ah non. Je veux bien être une dévergondée mais pas une putain. On peut dautant mieux les imaginer, ces tempêtes intimes, que tout lart, magistral, dArthur Schnitzler nous y invite. Ainsi, cette nouvelle il ne sagit en rien dun roman mais la densité et le brio avec laquelle elle est exécutée en vaut mille use-t-elle dun procédé stylistique encore très nouveau à lépoque, inventé par un littérateur français aujourdhui totalement oublié, un certain Emile Dujardin, pour sa nouvelle parue en 1887 Les lauriers sont coupés et qui sera très rapidement qualifié de monologue intérieur. Ainsi, tout au long des quelques quatre-vingt pages de ce texte haletant, sans répit, mené tambour battant par un maître de la nouvelle, ce sont les pensées de la jeune femme que lon suit. À peine sont-elles ici et là entrecoupées de dialogues que la jeune femme échange avec son entourage et qui permettent de créer un pont entre intérieur et extérieur, donnant ainsi encore un peu plus de ressort, de suspens à ce texte diabolique par sa conception et sa réalisation. Ainsi, on entend les pensées volubiles, parfois volatiles, toujours en tension, dElse ; des pensées souvent coq à lâne dune jeune âme forte et fragile à la fois-un peu narcissique, légèrement hystérique, elle suit une cure dans laquelle lui est prescrit du véronal, elle souffre et est évidemment en droit de souffrir que dêtre auto-sacrifiée par une famille sans vergogne et sans amour sur lautel de la faute paternelle, qui ne trouve de sens à sa vie que dans la mise en scène dune fin quelle va mettre en scène mais qui va savérer parfaitement ratée, rongée par une culpabilité quelle échoue à mettre à lécart, partagée entre désir immense de vivre, de profiter de lexistence elle a des rêves de maris riches, damants nombreux et de vie plus libre que la société de son temps lui promet et volonté plus où moins outrée, surjouée de se donner la mort.. Parfois, je le trouvais au travers de la toile du jean. Parfois, je tombais dessus en secret, je déconnectais tranquillement lalarme qui le protégeait et jentrais. Parfois je me servais de la force, attention pas de la force brutale, oppressive, non, plutôt une force dominatrice, dans le genre viens, je temmène quelque part, ne tinquiète pas, couche-toi et profite du voyage. Parfois cétait tout simple, je tombais sur le gémissement avant même que les choses sérieuses aient commencé, tout en picorant une feuille de salade ou un morceau de poulet avec mes doigts, sans y penser. Comme ça, à la bonne franquette, dans la cuisine, le tout mélangé à la vinaigrette. Parfois, jutilisais des accessoires-jadore les accessoires-parfois, jobligeais la femme à trouver son gémissement toute seule. Jattendais, patiente, jusquà ce quelle se libère delle-même. Je ne me laissais pas avoir par des petits gémissements faciles. Non, je lobligeais à aller jusquau bout, à donner à son gémissement toute sa puissance. Ce corps est parfois une source de sensualité, comme on le voit lors des nombreuses descriptions de repas, par contraste avec les Jeux de la faim au centre du roman. Une forme de volupté est aussi présente lors de certains baisers entre Peeta ou Gale. La cinquième partie est celle de la mort et de leffacement. Mort des insurgés sur la barricade qui a commencé à la fin du tome précédent par celle dÉponine et de M. Mabeuf et qui se poursuit par celle de Gavroche puis par lanéantissement de la barricade. Jean Valjean se situe comme un ange protecteur : ses coups de feu ne tuent personne, il se propose pour exécuter, mais lui permet de senfuir et sauve Marius au dernier instant de la barricade. Les trois tomes des Hunger Games étant racontés à la première personne par Katniss, toutes ses émotions, ses sentiments et ses doutes sont décrits. Son corps tient une place primordiale dans ses descriptions. Javais limpression quil me lisait les lignes de la main.
Des femmes, des immigrés la 90e cérémonie des Oscar a été très politique. En voici les moments marquants. Fille, prostituée, femme de bas étage ; maîtresse ; femme, jeune femme La prostitution est un spectre qui hante le débat public. En établissant une ligne de fracture entre lili libéraux libertaires et bobo bolchéviques bonapartistes, selon la typologie inventée par le philosophe. Les premiers affirment le droit de faire commerce de son corps en insistant sur le consentement contractuel, les seconds veulent mettre fin à une violence légalisée fondée sur une forme de traite des êtres humains. Les prostituées : individus autonomes ou éternelles victimes? Et son mari qui comptait inexorablement Un, deux, trois, Browning reviendra sur cette question dans une lettre à John Ruskin du 10 décembre 1855 : The last charge I cannot answer, for you may be right in preferring it, however unwitting I am of the fact. I may put Robert Browning into Pippa and other men and maids. If so, peccavi : but I dont see myself in them, at all events, in David DeLaura, Ruskin and the Brownings, Bulletin of the John Rylands Library, 54 1971-2 : 326. Samedi 5 octobre à 18h au café associatif le cause toujours à Valence dans la Drôme : soirée débat sur la contraception masculine Il était une fois à la Comédie-Française : la Comédie-Française et le théâtre de la Foire : Le Roi de Cocagne.