Sans compter les nombreuses lectures-performances qui se sont succédé dans toute la France, faisant de ce roman de la retraite méditative et du renoncement une œuvre militante de combat inscrite dans les questions de notre temps. Mme de Clèves vit en sa maison de Coulommiers. Elle apprend la mort de Mme de Tournon et est attristée de la disparition de cette jeune femme quelle trouvait belle et vertueuse. De retour de Paris, M. De Clèves lui apprend que son ami Sancerre était amoureux depuis près de deux ans de Mme de Tournon et que cette dernière lui avait secrètement promis ainsi quà M. DEstouville de les épouser. Cest seulement le jour de sa mort que M. De Sancerre apprend la perfidie. Le même jour, il connait une douleur immense en apprenant la mort de sa bien-aimée et en découvrant les lettres passionnées que cette dernière a adressées à M dEstouville. La princesse de Clèves est troublée par les propos que son mari a tenu a son ami Sancerre et quil lui répète : La sincérité me touche dune telle sorte que je crois que si ma maîtresse et même ma femme, mavouait que quelquun lui plût, jen serais affligé sans en être aigri.
Malgré une certaine pudeur dans le style due certainement
Auteurs cités dans cet article :. Mme de Clèves revint chez elle, lesprit si rempli de tout ce qui sétait passé au bal que, quoiquil fût fort tard, elle alla dans la chambre de sa mère pour lui en rendre compte; et elle lui loua M. De Nemours avec un certain air qui donna à Mme de Chartres la même pensée quavait eue le chevalier de Guise. Phrase de conclusion de la partie lors de la rédaction. Questions fréquentes Quelles sont les matières disponibles sur Kartable? Festin royal à abondance. Scène festive. Joie retrouvailles de certaines personnes. Le rapprochement qui sopère, lamour qui naît ne passe que par le regard. Ils ne se parlent à aucun moment même dans le dialogue final, ils ne se disent rien et la communication est réduite un échange dimpressions passant par la vue. Cest ce qui donne un caractère sensuel à cette scène, caractère sensuel que lon peut aussi percevoir dans le rapprochement des corps. Sa tenue : le soin quil avait pris de se parer Si la scène de la barque nest pas centrale dans lœuvre de Madame de Layette, elle reste très importante pour lintrigue. Bertrand Tavernier, par le travail damplification quil produit, la place au centre même du film. Cest donc une scène centrale dans le texte comme dans le film dont il convient dinterroger la portée. Ce récit se trouve justifié par un événement, à la fin de la première partie, la mort de Madame de Tournon ; plus long que le premier, il se prolonge sur la deuxième partie et, après le point de vue féminin, il illustre le point de vue masculin, puisquil est raconté par le comte de Sancerre à son ami, le prince de Clèves, qui, lui-même, le rapporte à sa femme, en nous offrant ainsi une double réaction, celle du prince lui-même mais aussi celle de la princesse. Au cœur du récit est présentée linfidélité de Madame de Tournon qui, alors même quelle affirme à Sancerre son amour et sa résolution de lépouser, écrit des lettres enflammées à Estouville : dans un temps où son idée est dans mon cœur comme la plus parfaite chose qui ait jamais été, et la plus parfaite à mon égard ; je trouve que je suis trompé, et quelle ne mérite pas que je la pleure : cependant jai la même affliction de sa mort, que si elle métait fidèle, et je sens son infidélité comme si elle nétait point morte. Comment ne pas voir, dans la douleur de Sancerre lannonce de celle quéprouvera le prince à la pensée que son épouse en aime un autre? En même temps, le conseil que donne le prince à son ami sonne comme prémonitoire de laveu de la princesse qui sera au cœur de la troisième partie, ce que souligne le récit :.. Il saperçut que ses regards lembarrassaient, contre lordinaire des jeunes personnes qui voient toujours avec plaisir leffet de leur beauté ; il lui parut même quil était cause quelle avait de limpatience de sen aller, et en effet elle sortit assez promptement. Monsieur de Clèves se consola de la perdre de vue, dans lespérance de savoir qui elle était ; mais il fut bien surpris quand il sut quon ne la connaissait point. Il demeura si touché de sa beauté, et de lair modeste quil avait remarqué dans ses actions, quon peut dire quil conçut pour elle dès ce moment une passion et une estime extraordinaires. Il alla le soir chez Madame, sœur du roi Commentaire. Introduction… I La description dun bal royal élogieux au Louvre selon un jeu de regards Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, maîtresse dHenri II 29Cest encore le vidame de Chartres qui peut servir dexemple de cette psychologisation sociale. Après que la reine lui a présenté les conditions liées à loffre de devenir son confident préféré, il fait preuve de son savoir psychologique et de sa capacité de prévoir les prolongements futurs de ses actes sans quil puisse pour autant en profiter pour modeler son comportement : Cette union irrésistible contre laquelle il est difficile de lutter est également suggérer dans lalternance des points de vue. Au début de la scène le point de vue adopté est celui de la Princesse, puis cest celui du Duc et enfin, celui des Rois et des Reines. La scène est brillamment construite par la narratrice qui en alternant différents points de vue sur la rencontre révèle lécart, le décalage entre les actes et les paroles de la Princesse qui prétend ne pas avoir reconnu le Duc : Elle se tourna et vit un homme quelle crut ne pouvoir être que Monsieur de Nemours l. 5-6 point de vue de la Princesse et Je vous assure.. Que je ne devine pas aussi bien que vous pensez l 21-22. Les points de vue permettent de mettre au jour les contradictions de la Princesse qui ment pour ne pas être découverte alors que le Duc adopte la sincérité.