{"id":644,"date":"2020-09-19T17:03:55","date_gmt":"2020-09-19T17:03:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/?p=644"},"modified":"2020-09-19T00:25:40","modified_gmt":"2020-09-19T00:25:40","slug":"rencontre-napoleon-goethe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/2020\/09\/19\/rencontre-napoleon-goethe\/","title":{"rendered":"Rencontre Napol\u00e9on Goethe"},"content":{"rendered":"<p>Goethe Faust. Texte et dossier, La Biblioth\u00e8que Gallimard, Ed. Gallimard, 2002. Dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, Goethe reprend et ach\u00e8ve ses plus grandes \u0153uvres. Aux Ann\u00e9es dapprentissage de Wilhelm Meister 1795-96, qui sest impos\u00e9 comme larch\u00e9type du genre romanesque allemand par excellence, le Bildungsroman, roman de formation, consistant \u00e0 suivre un individu de sa jeunesse \u00e0 sa maturit\u00e9, de l\u00e9veil de sa personnalit\u00e9 et de sa sensibilit\u00e9 \u00e0 son insertion dans la soci\u00e9t\u00e9, Goethe ajoute en 1821 les Ann\u00e9es de voyage, une suite m\u00e9ditative qui transforme la narration en un roman de conversation et danalyse synth\u00e9tisant la sagesse et le savoir de lauteur. Apr\u00e8s Faust I, vient Faust II, lultime chef-d\u0153uvre, achev\u00e9 \u00e0 la mi-ao\u00fbt 1831. Alors que la premi\u00e8re partie de Faust r\u00e9capitulait la mythologie germanique et le destin de l\u00e2me allemande depuis, la deuxi\u00e8me partie revient \u00e0 la mythologie classique, tout en abordant avec une lucidit\u00e9 et une vigueur \u00e9tonnantes les grands probl\u00e8mes de la modernit\u00e9 europ\u00e9enne : la tension de lindividu et de la soci\u00e9t\u00e9, les fondements de l\u00e9tat de droit, le respect d\u00fb \u00e0 la nature et les imprudences de la science et de la technique, les promesses et les mensonges du progr\u00e8s, les manipulations g\u00e9n\u00e9tiques et les mutations de la nature humaine. Par Hippolyte Buffenoir Edition originale du premier volume sur deux de cet ouvrage consacr\u00e9 aux hommes et femmes c\u00e9l\u00e8bres et \u00e0 leur demeures, exemplaire non justifi\u00e9 il existe un tirage de t\u00eate sur Hollande de 10 exemplaires num\u00e9rot\u00e9s dapprentissage de Wilhelm Meister, reprit le po\u00e8me idyllique Goethe et les arts Goethe et le dessin Trois romans qui senchev\u00eatrent lun dans lautre, des retours trop brusques, des r\u00e9volutions de sentiment trop impr\u00e9vues, des gaucheries et des pu\u00e9rilit\u00e9s ; que de raisons pour \u00e9chouer! et M. Freytag a r\u00e9ussi! Cest quaucun de ces trois romans nest son v\u00e9ritable sujet. Rothsattel, Fink, Sabine, L\u00e9nore, Itzig, Antoine lui-m\u00eame ne sont que des pr\u00e9textes. Qua donc voulu lauteur? Peindre le peuple allemand : lui-m\u00eame nous en avertit dans son \u00e9pigraphe, et, pour le peindre, le chercher l\u00e0 o\u00f9 on peut le saisir avec ses qualit\u00e9s propres, cest-\u00e0-dire dans son travail journalier. Ce qui lui importait, par cons\u00e9quent, c\u00e9tait de se donner de lespace, afin d\u00e9tendre cette recherche. Voil\u00e0 pourquoi son livre commence avec la vie m\u00eame dAntoine et ne finit qu\u00e0 la mort dItzig, embrassant trois r\u00e9cits qui sajustent lun \u00e0 lautre, qui se m\u00ealent, qui souvent sinterrompent et sarr\u00eatent pour livrer passage dans leurs intervalles \u00e0 des r\u00e9cits et \u00e0 des \u00e9pisodes secondaires. Quelques-uns de nos lecteurs ont sans doute remarqu\u00e9 leffet singulier que produit G\u0153tz de Berlichingen, le premier drame de Goethe. Quon le d\u00e9compose pi\u00e8ce par pi\u00e8ce, cest un amalgame inou\u00ef ; G\u0153tz ny tient pas, mat\u00e9riellement, plus de place quune demi-douzaine dautres personnages, ses adversaires ou ses amis ; laction se passe partout ; il y a un monde dacteurs dont pas un nest un comparse indigne dint\u00e9r\u00eat ; boh\u00e9miens, moines, chevaliers, soldats, th\u00e9ologiens, jurisconsultes, paysans r\u00e9volt\u00e9s, bourgeois, des figures de tout \u00e2ge et de tout caract\u00e8re, des femmes et des enfants, des poltrons, des braves, des tra\u00eetres, tout cela forme un p\u00eale-m\u00eale monstrueux de membres d\u00e9chir\u00e9s et bris\u00e9s ; et, si au-dessus de ces d\u00e9bris flottants de lanalyse il surnage encore un drame, drame rapide dans sa marche et terrible dans son d\u00e9nouement, ce drame, ce nest pas la vie de G\u0153tz, ce sont les amours dAd\u00e9la\u00efde et de Franz. Quon examine l\u0153uvre dans son ensemble ; on croit suivre sous un ciel \u00e0 teintes changeantes le cours dun fleuve majestueux et tranquille que bordent tant\u00f4t de riantes prairies, tant\u00f4t des rocs nus et d\u00e9sol\u00e9s, tant\u00f4t des champs de bataille retentissant du choc des armes et du pi\u00e9tinement des chevaux. En d\u00e9pit de la vari\u00e9t\u00e9 des sc\u00e8nes, il ny a pas dincertitude dans notre esprit ; notre attention ne nous semble pas \u00e9parpill\u00e9e ; une seule vision sempare de notre cerveau, une seule image captive notre \u00e2me et la p\u00e9n\u00e8tre : lAllemagne du xvi e si\u00e8cle. Je ne puis mieux comparer le roman de M. Freytag quau drame de Goethe ; la m\u00eame vari\u00e9t\u00e9 de sc\u00e8nes y aboutit \u00e0 la m\u00eame unit\u00e9 dimpression. Quimporte lhistoire dun personnage! Il sagit de nous mettre sous les yeux un tableau de la vie allemande au xix e si\u00e8cle. D\u00e8s lors les \u00e9pisodes deviennent utiles et quelquefois indispensables. On pourra d\u00e8s le d\u00e9but, sans que nous sachions dabord pourquoi, consacrer quatre ou cinq pages \u00e0 nous montrer comment un Juif de Galicie sentend \u00e0 d\u00e9battre le prix dun march\u00e9 de laine. On pourra, lorsque le d\u00e9part de Fink et la ruine imminente de Rothsattel marqueront lune des crises les plus attachantes du r\u00e9cit principal, laisser l\u00e0 ce r\u00e9cit et se mettre \u00e0 d\u00e9crire des \u00e9meutes polonaises, comprim\u00e9es par les troupes allemandes. Pourvu que lon noircisse convenablement les Polonais, cela pr\u00eatera des couleurs id\u00e9ales \u00e0 laffreux sac gris dont senveloppent, sous pr\u00e9texte de capote, les soldats prussiens. On rapportera avec le soin quelles m\u00e9ritent les grandes querelles de limmense portefaix Sturm et de son fils Charles, qui refuse de se croire un nain, le vaniteux! parce que sa taille atteindra un jour cinq pieds. On ne manquera point de nous initier aux savantes orgies de messieurs les portefaix, coll\u00e8gues de Sturm, qui, par mesure dhygi\u00e8ne et par d\u00e9vouement \u00e0 leurs fonctions, senivrent, \u00e0 heures fixes, dune boisson m\u00eal\u00e9e de bi\u00e8re et dhuile, puisent dans ce breuvage la vigueur qui leur est n\u00e9cessaire, et, tandis quils vident en conscience cruches et brocs, admirent leur abn\u00e9gation et se lamentent sur les devoirs de leur \u00e9tat qui les tuent tous avant cinquante ans. Si Bernard Ehrenthal, qui a v\u00e9cu jusque-l\u00e0 au fond de sa chambre, studieux et solitaire, \u00e9tranger \u00e0 tous les usages et \u00e0 tous les d\u00e9tails de la vie pratique, annonce un beau jour quil veut faire son th\u00e9 lui-m\u00eame ; il faudra quon nous dise limpression produite par ce grave \u00e9v\u00e9nement jusque sur sa cuisini\u00e8re. Le roturier Antoine nira point au bal chez M me de Baldereck, sans que nous sachions ce quen pense le Principal dans son cabinet, les exclamations que poussent Sabine et sa vieille tante au premier \u00e9tage de lantique maison, MM. Jordan, Specht et Pix dans leur comptoir, et m\u00eame les gens de peine autour de leurs ballots. Ce nest pas l\u00e9tourdissement de tous que M. Freytag nous peint en quelques mots rapides, comme il conviendrait sil ne voulait pas nous distraire trop longtemps de son h\u00e9ros, cest l\u00e9tourdissement de chacun, not\u00e9 par des d\u00e9tails qui vont toujours samincissant et qui introduisent des parcelles dans des parcelles. Autant de classes de personnages, autant de sc\u00e8nes distinctes pour un seul incident ; cest le proc\u00e9d\u00e9 habituel de lauteur. Son favori Antoine nest l\u00e0 que pour nous servir de guide et nous conduire tour \u00e0 tour chez le marchand, le soldat, le noble des villes, le ch\u00e2telain et le juif. Si le h\u00e9ros, en guide modeste, sefface trop souvent derri\u00e8re le tableau quil nous montre, si dautres personnages l\u00e9crasent de leurs qualit\u00e9s plus brillantes, plus h\u00e9ro\u00efques, plus fortement tremp\u00e9es que les siennes, sil nest pas acteur, sil est \u00e0 peine t\u00e9moin dans quelques-unes des situations les plus tendues, celles, qui sollicitent le plus \u00e9nergiquement notre int\u00e9r\u00eat et devant lesquelles p\u00e2lissent les incidents assez peu romanesques de sa propre existence, cest un d\u00e9faut sans doute, et un d\u00e9faut capital, \u00e0 juger dapr\u00e8s les r\u00e8gles rigoureuses de la composition ; mais, pour lobjet m\u00eame que se propose lauteur, nous r\u00e9v\u00e9ler les m\u0153urs dun peuple dans ce quelles ont de plus intime et son caract\u00e8re dans ce quil a de plus national, nest-ce pas l\u00e0 une qualit\u00e9 ou tout au moins un avantage? Le livre nen reproduit que mieux la vie humaine avec ses hasards et son d\u00e9cousu. Chacun de nous, en effet, est le h\u00e9ros de sa propre existence. Mais combien de fois les catastrophes que c\u00f4toie, ce h\u00e9ros ne sont-elles pas plus int\u00e9ressantes que celles qui le frappent lui-m\u00eame! Combien de visages, amis ou ennemis, jet\u00e9s par la fortune sur la route quil suit, le dominent, leffacent, le rapetissent, et, concentrant sur eux toute la lumi\u00e8re, le rejettent dans lombre et lobscurit\u00e9! Pour se mesurer \u00e0 un peuple de po\u00e8tes, il fallait \u00eatre po\u00e8te soi-m\u00eame. La po\u00e9sie anime et colore partout le style de M. Freytag ; elle jaillit sans quil la cherche ; elle coule sans quil songe \u00e0 la diriger. Des \u00e9glogues, des \u00e9l\u00e9gies, des romances, des odes fantastiques, de ces doux contrastes qui tiennent limagination en \u00e9veil et r\u00e9cr\u00e9ent, M. Freytag nen tarit point. La maison recr\u00e9pie de T. Schr\u0153ter se pr\u00e9sente naturellement \u00e0 lui comme une boh\u00e9mienne qui a jet\u00e9 une \u00e9toffe neuve aux couleurs bigarr\u00e9es sur ses guenilles de mendiant. Il ne peut se figurer Antoine et les Rothsattel bannis sur le sol polonais, sans que des flots de tendresse ardente d\u00e9bordent de son c\u0153ur au souvenir des b\u00e9n\u00e9dictions que la terre natale prodigue \u00e0 ses enfants. Il ne peut pressentir la ruine prochaine du baron sans se mettre aussit\u00f4t sous les yeux la f\u00e9licit\u00e9 tranquille du sage campagnard qui unit aux travaux de lagriculture ceux dune industrie sans risque ; il voit et il fait voir la contr\u00e9e qui devient plus riante par ses soins, des cabanes qui s\u00e9l\u00e8vent, des voitures charg\u00e9es de mat\u00e9riaux, roulant \u00e0 travers les chemins bord\u00e9s d\u00e9pis, les toits rouges, la fum\u00e9e, signe dabondance et dactivit\u00e9, les ouvriers venus des pays lointains, m\u00eame le facteur avec sa petite boite de cuir qui va de porte en porte, boit avidement la jatte de lait offerte par une main hospitali\u00e8re, et raconte en sessuyant le front comme le soleil est chaud et comme la route est longue jusquau village voisin. Cest tout un peuple que limagination cr\u00e9e dun seul de ses regards M. Freytag, quand il d\u00e9crit, dispose dun tr\u00e9sor in\u00e9puisable dexpressions et did\u00e9es ; sa phrase sassombrit, s\u00e9gaie, tourbillonne ; il a des sc\u00e8nes quil ouvre avec lonction majestueuse de Gessner, dautres o\u00f9 il d\u00e9ploie tout le luxe de temp\u00eates, de t\u00e9n\u00e8bres et de sifflements sinistres quon admirait si fort \u00e0 la fin du si\u00e8cle dernier dans les po\u00e8mes dOssian. Livresse du bal, les sentiments quil \u00e9veille et satisfait en nous, lespoir vague, la soif de l\u00e9l\u00e9gance, lorgueil, la vanit\u00e9, la jalousie, lamour, les passions d\u00e9chirantes dune heure, cette esp\u00e8ce dattrait particulier \u00e0 la danse qui finit, lineffable sensation de voluptueuses angoisses que laissent dans un c\u0153ur de vingt ans les capuchons de soie qui fuient et se dispersent aux derniers sons dun orchestre mourant, ce vide si agit\u00e9, cette langueur, cette fi\u00e8vre pleine de r\u00eaves que laube du jour va dissiper, toute cette po\u00e9sie subtile et maladive des plaisirs mondains, M. Freytag la per\u00e7oit et lexprime avec autant de bonheur que la po\u00e9sie des champs et des bois : tant il est compl\u00e8tement po\u00e8te! Et voici comme il mesure la marche du calendrier et par quel assemblage dimpressions gracieuses il sait peindre une fois de plus le retour du printemps apr\u00e8s deux mille ans quon na cess\u00e9 de le peindre dans toutes les langues : Ainsi s\u00e9coula lhiver, et Antoine remarqua \u00e0 des signes infaillibles que le printemps et l\u00e9t\u00e9 revenaient visiter le pays. Les voituriers ne portaient plus de neige dans le comptoir, mais des empreintes de pas noir\u00e2tres ; de temps en temps une jeune fille se risquait avec un bouquet de violettes dans le voisinage de linfatigable horloge. Bient\u00f4t le soleil apparut joyeux, puis hostile et taquin, dans le coin de fen\u00eatre occup\u00e9 par M. Liebold ; ensuite vinrent les courtiers, et ils racont\u00e8rent la floraison des oliviers, l\u00e0-bas, dans les campagnes lointaines ; enfin M. Braun se montra avec la premi\u00e8re rose \u00e0 la main. Un an s\u00e9tait \u00e9coul\u00e9 depuis lentr\u00e9e dAntoine chez T Schr\u0153ter. Dom \u00e0 Paris https:www.alamyimages.frlicenses-and-pricing?v1 https:www.alamyimages.frphoto-image-dom-a-paris-174884987.html  \u03c0\u03c5\u03c1\u03b1\u03bc\u03b9\u03b4\u03b1 \u03bc\u03b5\u03c3\u03bf\u03b3\u03b5\u03b9\u03b1\u03ba\u03b7\u03c2 \u03b4\u03b9\u03b1\u03c4\u03c1\u03bf\u03c6\u03b7\u03c2 \u03b3\u03b9\u03b1 \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b9\u03b1 \u03c0\u03b1\u03bf\u03bb\u03b1 \u03c0\u03c1\u03b1\u03b3\u03bc\u03b1\u03c4\u03b9\u03ba\u03b7 \u03b7\u03bb\u03b9\u03ba\u03b9\u03b1 \u0399\u03bf\u03c5\u03bb 16, 2018 \u03bc\u03c0\u03bf\u03c5\u03c1\u03c4\u03b6\u03b9 \u03c4\u03b9 \u03c3\u03b7\u03bc\u03b1\u03b9\u03bd\u03b5\u03b9 \u03b1\u03c0\u03b5\u03bb\u03b5\u03c5\u03b8\u03ad\u03c1\u03c9\u03c3\u03b7 \u03c4\u03c9\u03bd \u03ba\u03bb\u03b5\u03b9\u03c3\u03c4\u03ce\u03bd \u03b5\u03c0\u03b1\u03b3\u03b3\u03b5\u03bb\u03bc\u03ac\u03c4\u03c9\u03bd 509  On la r\u00e9p\u00e9t\u00e9 mille fois : Traduttore, traditore. Cest aussi un voyageur imp\u00e9nitent qui parcourt lEurope. Je ne saurais que faire dune f\u00e9licit\u00e9 \u00e9ternelle, qui ne moffrirait pas de v\u00e9ritables t\u00e2ches \u00e0 remplir, de nouveaux obstacles \u00e0 vaincre, a-t-il pu dire \u00e0 propos de sa vie tr\u00e9pidante. Ses souvenirs sont devenus autant de classiques et ont mis \u00e0 la mode la Suisse et la nature. Pas les Fran\u00e7ais, car comment pouvais-je ha\u00efr une nation qui William I, 22.3.1797-9.3.1888, empereur allemand 18.1.1871-9.3.1888, roi de Prusse 2.1.1861-9.3.1888, rencontre avec lempereur Napol\u00e9on III pr\u00e8s de Sedan, 2.9.1870, gravure sur bois apr\u00e8s dessin par Hermann Lueders, vers 1890, https:www.alamyimages.frlicenses-and-pricing?v1 https:www.alamyimages.frphoto-image-william-i-22-3-1797-9-3-1888-empereur-allemand-18-1-1871-9-3-1888-roi-de-prusse-2-1-1861-9-3-1888-rencontre-avec-l-empereur-napoleon-iii-pres-de-sedan-2-9-1870-gravure-sur-bois-apres-dessin-par-hermann-lueders-vers-1890-48026234.html a gard\u00e9 le souvenir de cette rencontre dans une po\u00e9sie : Je <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/photos3.meetupstatic.com\/photos\/event\/c\/3\/7\/7\/600_446630039.jpeg\" alt=\"rencontre napol\u00e9on goethe\" align=\"center\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/img.over-blog.com\/300x178\/1\/16\/61\/82\/\/mitterrand_petain.jpg\" alt=\"rencontre napol\u00e9on goethe\" align=\"left\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/puortaldovt.cf\/cache\/avatars\/48853_1523207930_fr.png\" alt=\"rencontre napol\u00e9on goethe\" align=\"right\"> Deux ans plus tard, il revient \u00e0 Weimar, devient ministre du Duc et sinstalle avec Christiane Vulpius, issue de la petite bourgeoisie, fleuriste et s\u0153ur de l\u00e9crivain Christian August Vulpius. Pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, il revendique une identit\u00e9 conservatrice et tient une conception sceptique de la d\u00e9mocratie. En 1791, il devient directeur du nouveau th\u00e9\u00e2tre de la Cour grand-ducale, poste quil conserve jusquen 1817. Lass\u00e9 par la banalit\u00e9 et le provincialisme de la cour ducale, il la fuit autant que possible. Mais il ne peut faire autrement que daccompagner le duc de Saxe-Weimar, officier de larm\u00e9e prussienne en 1792, lors la bataille de Valmy. \u00c0 cette occasion, il va avoir tr\u00e8s t\u00f4t le sentiment de lextr\u00eame nouveaut\u00e9 de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, d\u00e9clarant ainsi dans sa Campagne de France : Aujourdhui souvre une \u00e8re nouvelle de lhistoire du monde. Ses lettres daffaires \u00e0 ses hommes daffaires am\u00e9ricains sont tr\u00e8s amusantes parce quelle se pr\u00e9sente en malheureuse veuve, charg\u00e9e denfants, ayant du mal \u00e0 les \u00e9lever, et disant \u00e0 ses hommes daffaires : Ayez piti\u00e9 de la fille du grand Necker. Ghislain de Diesbach Chaque semaine, un contrepoint historique de lactualit\u00e9, anniversaires, r\u00e9cits, devinettes :  Patriote? En fait, le jeune Napoleone, Nabou, comme lappelait sa m\u00e8re, hait dabord la France, le dit, et l\u00e9crit. Le Fran\u00e7ais, pour ce Corse, cest dabord loccupant, dont la f\u00e9rule a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 celle des G\u00e9nois, depuis que Louis XV leur a achet\u00e9, en 1768, la belle \u00eele. Que sa famille, et dabord sa m\u00e8re, figure dans la client\u00e8le du gouverneur fran\u00e7ais de l\u00eele, Marbeuf, cest dans lordre de toute occupation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre napol\u00e9on goethe<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=644"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":645,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644\/revisions\/645"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gnss-consulting.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}